L’églantier ou Rosier sauvage est très présent en montagne. Son fruit, le cynorrhodon, contient vingt fois plus de vitamines C qu’une orange et se récolte pendant une bonne partie de l’hiver.

L’églantier ou rosier sauvage est reconnu pour ses vertus depuis l’antiquité. Ses racines étaient utilisées à cette époque pour guérir la rage, d’où son nom latin Rosa Canina. Il est très présent jusqu’à 1700m d’altitude. Ses fruits, les cynorrhodons, sont très riches en vitamines C et se récoltent pendant une bonne partie de l’hiver. Cela fait de lui un aliment de survie providentiel. Au Canada et en Europe (surtout en Scandinavie), on consomme ces fruits en confitures ou en sauce principalement. Le cynorrhodon est aussi appelé « gratte-cul » à cause des poils accrochés aux graines que les enfants utilisaient autrefois comme poil à gratter. Il faut d’ailleurs bien veiller à enlever cette partie du fruit pour le consommer.

L'églantier à la loupe

cynorrhodon

Nom latin : Rosa Canina
Noms vernaculaires : Rosier sauvage, rosier des chiens, églantier, églantine. Les fruits sont les cynorrhodons ou « gratte-cul ».
Famille : Rosacées
Teneur et vertus : Les cynorrhodons sont très riches en vitamine C. C’est l’une des meilleures sources connues. Il y a environ vingt fois plus de vitamine C dans un cynorrhodon que dans une orange. Ils contiennent aussi des vitamines B, PP et de la provitamine A.

Il existe plusieurs sortes d'églantiers mais tous sont comestibles

Récolte : De septembre à décembre.
Localisation : Haies, champs, friches, coteaux, talus. Jusqu’à 1700m.
Reconnaissance : Arbrisseau buissonnant de 1 à 3 mètres. Tiges dressées, robustes munies d’aiguillons crochus. Les feuilles sont vertes ou glauques, glabres, de 5 à 7 folioles dentées. Les fleurs ont 5 sépales et 5 pétales. Elles sont blanches ou roses et parfumées. Les fruits ou cynorrhodons, sont rouges vifs à maturité, charnus, lisses ou pourvus de quelques poils, surmontés de sépales et étamines persistantes. Il renferme une chair rouge, des poils et des graines.
Confusion possible : Aucune confusion possible. Par contre il existe beaucoup de type d’églantier, donc autant de nuances entre la couleur des fleurs et l’aspect des cynorrhodons. Mais tous sont comestibles.

Attention : Avant de le consommer, bien enlever les graines et poils du cynorrhodon qui sont irritants.

Les conseils gourmands du botaniste Guy Lalière pour cuisiner l'églantier

guy laliere

« On peut consommer les fruits crus ou cuits (sans les graines). Ils sont très bons en confitures, coulis, sauces, jus ou potages.
Les fleurs parfument bien les tisanes.
 »

Une recette : la gelée de cynorrhodon*

Pour 1kg de gelée

gelée de cynorrhodon

1.5kg de cynorrhodons bien mûrs

500g de sucre cristallisé

  • Enlever les petites têtes noires aux extrémités de chaque fruit.
  • Mettre les cynorrhodons dans un récipient, couvrir d’eau. Porter à ébullition. Baisser le feu et laisser 30 min pour que les fruits éclatent.
  • Passer au moulin à légumes. D’abord avec une grille à gros trous, puis ensuite avec une grille fine. Passer ensuite au chinois. 
  • Cuire la pulpe épaisse avec le sucre pendant 8 minutes en surveillant. Retirer du feu et mettre dans des pots stérilisés. Fermer et retourner les pots avant de les ranger dans un endroit frais et sec.

 

*Recette tirée du livre « Plantes comestibles, cueillette et recettes des 4 saisons ».

Sources bibliographiques

  • « Plantes comestibles, cueillette et recettes des 4 saisons », Guy Lalière, Christophe Anglade et Christophe Leray, aux éditions Debaisieux.
  • « Encyclopédie des plantes sauvages, le régal végétal », François Couplan, aux éditions Le sang de la terre.
  • Fruits sauvages comestibles, François Couplan et France Breil, aux éditions Glénat.
  • Telabotanica