Découvrez une plante sauvage comestible de nos montagnes par mois pour profiter de ses bienfaits et vous connecter un peu plus avec la nature.

Le gazon, l’herbe, le « vert »… On ne prête pas trop attention à ce tapis végétal que l’on piétine au quotidien. Et pourtant, autour des maisons ou en forêt, les herbes insignifiantes, dites « mauvaises », si nous leur prêtons un peu d’attention, nous révèlent bien des secrets. Quand on découvre les plantes sauvages comestibles, on regarde enfin où on met les pieds et on apprécie toutes les subtilités de textures, d’odeurs et de saveurs que la nature nous offre.

Une plante sauvage comestible de nos montagnes sera mise en avant chaque mois. Vous trouverez des informations qui vous aideront à la cueillette : l’écologie et l’habitat de la plante, les bonnes périodes de récolte, l’apparence, mais aussi les précautions à prendre avec chaque plante. Toutes ces indications doivent être bien prises en compte avant de cueillir une plante. Et la meilleure façon d’être sûr de sa cueillette est encore d’aller sur le terrain avec quelqu’un qui a été formé pour ça.

guy laliere

Guy Lalière nous donnera une recette et des idées pour cuisiner chaque plante. En plus d’être gourmand, Guy est botaniste, naturopathe et formateur dans des Centres de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole (CFPPA). Il anime des formations de cueillette des plantes sauvages comestibles et médicinales auxquelles j’ai participé. Il a co-écrit le livre « Plantes comestibles Cueillette et recettes des 4 saisons ». 

Pourquoi les plantes sauvages comestibles ?

Cueillir des plantes sauvages n’est pas un acte anodin. La cueillette nous permet de rétablir un équilibre qui s’est rompu en quelques générations. Pendant la majeure partie de son histoire, l’homme a vécu essentiellement de la cueillette. La révolution agricole, apparue il y a 10 000 ans, va profondément modifier ses habitudes alimentaires, mais surtout la vision que l’homme se fait de sa place au sein de la nature. Comme le souligne Yuval Noah Harrari dans son livre Sapiens : « les sociétés se sont mises à exploiter les animaux, mais aussi diverses classes de gens, comme des propriétés ». Avec la révolution industrielle en Occident, les vertus des plantes sauvages, qui continuaient jusque là d’être consommées en complément des légumes cultivés, tombent dans l’oubli. Les plantes sauvages comestibles symbolisent désormais la pauvreté et sont supplantées par la viande et les légumes standardisés, symboles de richesse.

Les plantes sauvages comestibles nous offrent l’occasion de reprendre contact avec ces autres êtres vivants qui vivent à nos côtés et que nous ne voyons plus. La cueillette rétablit un moment de connexion avec la nature qui nous fait tant défaut dans notre mode de vie moderne. C’est bon pour notre santé mentale mais aussi physique. Les plantes sauvages poussent spontanément dans le milieu qui répond le mieux à leurs exigences et ont une valeur nutritive bien plus élevée que les plantes cultivées. C’est-à-dire un apport en nutriments (vitamines, minéraux, protéines…) bien meilleur. 

sorbier des oiseleurs

Le sorbier des oiseaux, mais pas que…

Le sorbier des oiseleurs fait le bonheur des passereaux en hiver, mais c’est aussi un fruit apprécié des bipèdes sans plumes pour sa teneur en vitamines et son goût « sauvage ».

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genévrier

Les baies de genièvre, un condiment parfait

Les baies de genièvre sont utilisées comme condiment depuis la nuit des temps… Ses atouts ? Un concentré de saveurs aromatiques et des vertus digestives.

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grande ortie ou ortie dioique

La grande ortie, une mal-aimée qui nous veut du bien

Et si la plus célèbre des mauvaises herbes de nos jardins était en fait une des plantes sauvages comestibles les plus bénéfiques pour l’homme ?

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chenopode bon-henri

Le chénopode bon-Henri ou épinard sauvage

Le chénopode bon-Henri ou épinard sauvage est une plante riche en protéines, en vitamines et en minéraux disponible quand les épinards cultivés déclinent.

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églantier ou rosier sauvage

L’églantier et ses fameux cynorrhodons

L’églantier ou Rosier sauvage est très présent en montagne. Son fruit, le cynorrhodon, contient vingt fois plus de vitamines C qu’une orange et se récolte pendant une bonne partie de l’hiver.

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La myrtille, star des fruits sauvages

La myrtille est considéré comme le fruit sauvage comestible de montagne par excellence. Ses vertus culinaires, nutritives et médicinales ont construit sa renommée.

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Les risques à connaître avant de cueillir des plantes sauvages

Il existe des risques associés à la cueillette et à la consommation de plantes sauvages. Les deux principales maladies transmissibles à l'homme sont la "maladie du renard" ou Echinococcose et la douve du foie.

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