Les pâquerettes sont partout, en grand nombre et elles fleurissent toute l’année. Les fleurs et les feuilles se consomment aussi bien crues que cuites, salées ou sucrées, bref, vive les pâquerettes !

Son nom latin Bellis perennis signifie « toujours belle ». En effet la pâquerette se joue des saisons et  ses belles fleurs s’épanouissent toute l’année. Pourquoi l’avoir nommée « pâquerette » dans l’hexagone ? Parce que la floraison est plus importante au moment des fêtes de Pâques ? Parce qu’elle pousse dans les pâturages (pasquier en vieux français) ? Cela n’a pas été tranché. En tout cas impossible de ne pas connaître ces belles fleurs jaunes et blanches. On les a forcément remarquées (ou piétinées) dans nos pelouses, dans les parcs ou dans les pâturages. Enfant on jouait avec ses fleurs blanches en languettes, « je t’aime, un peu, beaucoup… ».  Ce que l’on sait moins, c’est que la pâquerette est une plante sauvage comestible de premier ordre. Riche en vitamine C et en mucilage, on lui prête des vertus dépuratives, toniques, expectorantes. Et la frêle pâquerette soignerait même les ecchymoses et accélèrerait la cicatrisation des plaies.

Côté cuisine, la pâquerette a acquis ses lettres de noblesse en Italie. Leur arôme subtil de noisette est très apprécié. On y consomme les feuilles crues ou cuites en farce pour les focacce ou dans les sauces. En Sicile et en Toscane, on cuisine les feuilles en soupe. Les boutons floraux sont conservés dans du vinaigre et utilisés comme des câpres. Avec les fleurs on peut réaliser un vin aromatique ou des thés, ou bien agrémenter des crudités ou des salades de fruits.

La pâquerette à la loupe

paquerette

Nom latin : Bellis perennis
Noms vernaculaires : Pâquerette
Famille : Astéracées
Teneur et vertus : Les pâquerettes sont une bonne source de vitamine C. Elles contiennent du tanin, des mucilages, de la saponine, une huile essentielle et une substance amère. Fleurs et feuilles sont toniques, dépuratives et expectorantes. En usage externe, les pâquerettes sont réputées pour soigner les ecchymoses et les plaies.

Les pâquerettes fleurissent toute l’année

Récolte : Les fleurs et les feuilles se récoltent presque toute l’année.
Localisation : La plante est très commune dans les prairies et pelouses jusqu’à 1300 mètres d’altitude. Elle aime les sols riches et ensoleillés.
Reconnaissance : Plante vivace naine de 5 à 15 cm, velue, à feuillage restant vert toute l’année, souvent en colonie. Les feuilles sont en rosette, spatulées, un peu dentées, à une seule nervure. Les fleurs sont regroupées en capitule solaire de 15 à 25 mm, longuement pédonculées. Les fleurs du centre sont tubulées et jaunes, celles de la circonférence ligulées et blanches dessus, rose violet dessous.

Les conseils gourmands du botaniste Guy Lalière pour cuisiner les pâquerettes

guy laliere

« Les feuilles tendres se mangent en salade, quand les feuilles adultes agrémentent les soupes et purées. Les boutons floraux dans le vinaigre rappellent les câpres. Les fleurs se consomment en salade, sucrée ou salée, crues ou cuites et même en thé solaire.»

Une recette : Omelette printanière

omelette pâquerettes

6 oeufs
200g de boutons, fleurs et feuilles de pâquerette
4 feuilles d’ail des ours

2 c. à soupe d’huile d’olive
25g de beurre
Poivre et sel

  • Laver les plantes et les sécher dans du papier absorbant.
  • Faire fondre le beurre, ajouter l’huile, puis cuire les pâquerettes à feu doux pendant 10 minutes.
  • Ciseler finement les feuilles d’ail des ours dans un saladier, ajouter et battre les œufs.
  • Verser le mélange sur les plantes, puis cuire à feu moyen 5 minutes.
  • Décorer avec quelques fleurs de saison bien épanouies.

Sources bibliographiques

  • « Plantes comestibles, cueillette et recettes des 4 saisons », Guy Lalière, Christophe Anglade et Christophe Leray aux éditions Debaisieux.
  • « Encyclopédie des plantes sauvages, le régal végétal », François Couplan, aux éditions Le sang de la terre.
  • Telabotanica