Il existe des risques associés à la cueillette et à la consommation de plantes sauvages. Les deux maladies transmissibles à l’homme les plus graves sont la fameuse "maladie du renard" ou Echinococcose et la Douve du foie.

Echinococcose alvéolaire (la mal nommée maladie du pipi de renard) :

 

Maladie parasitaire véhiculée par les renards, les loups, les chiens et les chats. Une fois infectés, en mangeant des rongeurs contaminés, ces carnivores éliminent les œufs du parasite via leurs déjections (crottes et non urine) et peuvent souiller ainsi les plantes sauvages ou cultivées. Invisibles à l’oeil nu, les oeufs restent accrochés aux végétaux même si les fèces ont été lavées par la pluie. Chez l’homme, cette maladie qui touche le foie et d’autres organes, est rare, mais grave, et parfois mortelle. Il y a en moyenne 15 cas déclarés par an en France. Dans plus de la moitié des cas, la contamination a eu lieu avec un animal domestique. Pour la cueillette comme pour le jardin, dans les zones à risques, il faut veiller à s’écarter des lieux de passages des animaux pour éviter que les végétaux ne soient en contact avec des fèces contaminées.

cas d'Echinococcose en France
Données du CHU de Besançon

Il existe quelques zones à risque en France, vous pouvez consulter la fiche détaillée de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire à ce sujet.

Voici les mesures que préconise l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire :

• En ce qui concerne l’Homme, la prophylaxie individuelle du parasitisme repose sur une bonne hygiène des mains après manipulation d’animaux potentiellement porteurs d’œufs du parasite (sur leur pelage), renards en particulier (manipulation des animaux morts avec des gants) mais aussi pour les animaux domestiques.

• L’attention du consommateur doit être particulièrement portée sur ces points :

– la congélation domestique ne permet pas l’inactivation des œufs du parasite.

– les lavages même intensifs ne peuvent garantir l’élimination complète des œufs de parasite déposés en surface.

– l’utilisation de vinaigre, d’alcool ou d’eau de Javel diluée ne permet pas de réduire le risque de contamination des aliments.

– pour les aliments collectés au niveau du sol, il est recommandé dans la mesure du possible de les consommer cuits (70 °C, 5 min).

• L’isolement des jardins domestiques par une clôture est une des mesures pour éviter la contamination des légumes par des fèces de carnivores porteurs du parasite. De même, le lavage des mains est indispensable après toute activité de jardinage.

• Une vermifugation mensuelle par le praziquantel réduit le risque lié aux animaux domestiques.

 

La Douve du foie

 

douve du foie
La Douve du foie est très répandue chez les ovins

La Douve du foie est une maladie très répandue chez les ovins et les bovins. Il s’agit d’un parasite qui se développe dans les tissus hépatiques et les canaux biliaires. La maladie peut également être transmise à l’homme et provoquer une cirrhose du foie. Pour éviter une potentielle contamination, il ne faut pas consommer des plantes crues cueillies dans les prairies humides proches des pâturages comme le cresson. Au moindre doute, cuire les plantes.

Les recommandations de la FAGITH (Fédération Autonome Générale de l'Industrie Hôtelière) concernant la consommation des plantes comestibles :

Surtout si elles sont consommées crues, il est conseillé de désinfecter les plantes par un trempage dans de l’eau vinaigré (avec 5 à 10% de vinaigre) pendant 15 minutes, suivi d’un rinçage. Cela permet d’éliminer la majorité des bactéries pathogènes possiblement présentes dans les plantes (Escherichia coli – Leptospirose…). Pour l’écchinococcose et la douve du foie, seule la cuisson permet de s’en prémunir à 100%.

 

découverte plantes montagne

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